Affichage des articles dont le libellé est Way of life. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Way of life. Afficher tous les articles

mardi 24 août 2010

ronfle ronfle

En ce moment, mon habilité à dormir est inversement proportionnel à la quantité de trucs relous qui se baladent dans ma tête… Autant dire que je dors peu et mal. L’intérêt, c’est qu’après avoir baissé les bras ce matin et m’être extirpée du pieu à 5h30 en soupirant comme un ventilateur enrhumé, je suis arrivée au taf à 6h45, je peux donc partir en plein après midi comme une grosse sale. Les collègues en bavent de jalousie et j’aime ce genre de satisfaction mesquine, ça va très bien avec mon humeur de pétasse aigrie par le manque de sommeil.

L’immense avantage d’aller au taf à pas d’heure du matin, c’est que les routes sont toutes vides, et que, pour une fois, je me fais pas emmerder par les hordes de cons qui veulent ma mort. Oui, parce qu’en ce moment, j’ai la désagréable impression que les anglais veulent m’aplatir avec leurs 4x4, me faire sortir de la route ou me casser les dents et tous les os du corps en choc frontal lors de dépassements douteux. La prochaine fois, au lieu de m’acheter une jolie petite voiture grise, je me trouverai un énorme monstre rouge fluo, histoire qu’on me voit un peu sur la route.

Je suis arrivée tellement tôt que la grille du parking de mon taf était fermée. J’ai donc appelé la sécurité, le mec a quand même trouvé le moyen de me demander pourquoi j’avais besoin de rentrer à cette heure là. Pour arroser les fleurs ? A ton avis, connard ! Bref, j’ai ensuite attendu qu’il ramène sa fraise en continuant mon livre, un bouquin de vampire d’une nullité affligeante, que je me force à finir en serrant les dents depuis des jours et des jours déjà, et qui me parait sans fin…

J’en reparlerai demain, je retourne zoner inutilement en luttant contre le sommeil au lieu de faire chier à raconter ma vie vide et ensommeillée…

Pour compenser, une chouette vidéo, le nouveau single de I Blame Coco:

lundi 23 août 2010

I.D., please

En Angleterre, on ne rigole pas avec la majorité. D’ailleurs, en Suisse non plus. Je me demande s’il n’y a qu’en France qu’on peut aller se boire des binouze à 17 ans dans un bar tranquillou. Bon, ça a peut être changé maintenant, mais de mon temps (paye ton ancêtre), j’ai jamais eu à sortir ma carte d’identité (sauf une fois, en boite, mais avec une argumentation simple, ça passe : Ben j’ai oublié ma carte, mais je vous assure, j’ai complètement trop 18 ans.

Imaginez ma stupéfaction quand, à mon arrivée à Lausanne, à 23 ans, le videur d’un bar me demande ma carte. Je me suis esclaffée de rire en continuant à avancer, puis je me suis fait jeter par le videur, qui se marrait pas du tout, lui, et me regardait d’un air navré. Bref, je suis allée boire un verre ailleurs, drapée dans les restes de ma dignité, en lambeau. En Suisse toujours, la première fois que j’ai tenté d’acheter une bouteille de vin blanc au supermarché, je me suis aussi fait refouler. Comme ça commençait faire un peu chier, j’ai quand même protesté que, ‘tain, j’avais bientôt 24 ans, j’étais ingénieur, j’avais quand même pas une tête d’une nana de 17 ans, mierda. C’est là que le mec derrière moi m’a expliqué que non non, j’avais pas une tête de nana de 17 ans, le vin, c’est à partir de 16 ans, donc j’avais une tête de nana de 15 ans (ou moins)… Là, j’ai abandonné et je me suis greffée mon passeport sous l’aisselle.

Voilà, donc pas de panique, c’est le même topo chez les anglish. Bon, la dernière fois que je me suis payée des clopes à la station service avec le plein, le mec m’a demandé ma carte (aïe-di, plize), je me suis quand même étouffée avec mon chewing gum avant de lui montrer ma bagnole Sérieux ? Je suis venue en VOITURE. Le mec a quand même hésité 3 bonnes secondes avant de me lâcher mes clopes, ce plot !

Mais bon, depuis que j’ai accepté de me trimballer avec mes papiers à toute heure du jour et de la nuit, ça va. Je suppose que le jour où on ne me demandera plus ma carte, je pourrai commencer à pleurer sur ma jeunesse perdue…


Un ptit coup de nimp pour la route:

vendredi 6 août 2010

Pompage d'air

Les gens, quand ils apprennent que t’es française, parfois, ça leur fait claquer quelques neurones. Par exemple, le mec de la station service, il devient d’une connerie assez impressionnante, et me fait royalement chier à chaque fois que je vais prendre de l’essence, c'est-à-dire tôt le matin, quand j’ai très envie qu’on me laisse pseudo-roupiller peinarde. Bon, en toute bonne foi, je peux pas dire que le fait qu’il soit l’homme le plus repoussant que j’ai jamais croisé ne pèse pas un micro poil dans la balance. Il est possible que, peut être, inconsciemment, par le plus grand des hasards, je sois légèrement moins patiente que si le sosie de Johnny Depp me faisait la conversation (mais bon, à cette heure la, même pas sure que Johnny lui-même puisse m’extirper une phrase polie).

Déjà, la dernière fois, il a commencé à me taper la discute en français alors que je choisissais mes sandwichs, avec un accent tellement imbitable que je captais rien. Alors je hochais la tête d’un air confiant, en émettant des ptits hmmms et en affichant un léger sourire entendu de temps en temps (technique qui marche très très bien jusqu'à la première question de ton interlocuteur. Après il te prend pour une demeurée, ce qui peut aussi s’avérer utile). Bref, première rencontre, et déjà j’en pouvais plus. Supporter le baragouinement inintelligible de l’affreux pompiste flippant à 7h13 du matin, c’est trop. Tellement trop que ce jour là, je suis partie sans payer mon essence (juste les sandwichs), sans me retourner.

Depuis, j’ai réglé mon essence et je le croise peu (comme il m’a laissé fuir sans me rappeler mon essence, tout ça parce qu’il était trop occupé à me saouler en mauvais français, ça a pas du trop plaire à son boss, alors il se la coule douce). Sauf ce matin. Ce matin, le pompiste était très en forme, m’a redemandé si j’étais française. Bon, au moins il parlait en anglais, j’étais vachement optimiste. Une fois l’essence payée, il a continué à me poser des questions, alors que 5 personnes pressées attendaient derrière, questions qu’il devait me reposer au minimum deux fois, vu que je comprends pas un mot de ce qu’il me raconte, même en anglais.

Teranseze ?

Pardon ?

T’es bien française ?

Ah, oui oui, je suis française, toujours, ça change pas trop, ce genre de choses.

Etuviendouenfrance ?

Excusez moi ?

D’où tu viens en France

Heu, de Lyon

Ah, mon ex copine aussi elle venait de Lyon, de chrompfchrompf

Hein ? D’où ? (chuis quasi sure qu’il m’a déjà parlé de son ex la dernière fois, avant que je prenne mes jambes à mon cou)

De Lyon aussi, de Macon.

Mmmh, déjà, j’en ai rien à foutre, moi, que son ex copine vienne de Macon (qui n’est pas DU TOUT Lyon, merci), ou que son chien mange des croquettes à la menthe verte des bois, et puis y’a des gens qui veulent payer leur essence, et c’est pas que j’aime pas perdre dix minutes dans une discussion unilatérale à laquelle je comprends rien avec un parfait inconnu, mais faut que j’y aille moi, hein.

Je suis patiente, mais de 10h à 16h, comme la poste. Avant je finis ma nuit, et après je pense à moi.

Je crois que je vais changer de station, moi, tout ce stress, c’est pas bon pour mon teint (bronzé, mais qui pâlit à vue d’œil).

Un peu de musique, et bon week end!

mardi 29 juin 2010

Quizzzzzz

Tous les Dimanches soir, dans le bar où j’ai bossé pendant un moment, il y a un quizz. Mmmh, un quizz, comme c’est sympathique ! Donc on y va de temps en temps parce qu’on aime bien, et puis on n’est pas les seuls, toutes les autres équipes aiment vachement quand on est là, vu qu’on occupe systématiquement la dernière place : on fait de l’ombre à personne et on leur épargne cette humiliation. On est quand même vachement gentils, comme gens.

  • Comment ça se passe ?

D’abord il y a une première manche, qui permet à quelqu’un de gagner une bouteille de vin. C’est simple, tout le monde se lève et met ses mains soit sur ses fesses, soit sur sa tête. Le serveur fait pile ou face (tête ou fesses, ici), et hop, tous les gens qui se sont plantés se rassoient, et les autres continuent pour le round suivant. Le dernier debout a gagné. Nous, on gagne jamais, mais c’est pas un drame, y’a bien longtemps qu’on a arrêté le vin anglais par peur de s’empoisonner. Ensuite, y’a l’épreuve des photos (10 lieux à retrouver, 10 objets à reconnaitre, etc….), et puis 6 autres séries d’une dizaine de questions sur différents thèmes.

  • Alors pourquoi perdons-nous, que diable ?

Non, c’est pas la barrière de la langue. Bon, je dis pas que parfois on galère pas à mort, l’oreille tendue pour essayer de comprendre les mots baragouinés par le serveur quand il y a du bruit. Quand je dis bruit ça inclut conversations à l’anglaise (en hurlant), mais aussi chuchotements, pianotement de doigts sur un clavier d’ordinateur, ventilateur flapflapant, etc… Donc oui, c’est pas facile, mais à la fin le gentil serveur passe dans les rangs pour répéter certaines questions pour les blaireaux (ou les frenchies).

Si on se fait systématiquement désanusser, c’est pour une raison très simple : on n’est pas anglais. Ca pénalise vachement. Par exemple, la fois où les dix photos de la première manche étaient dix premiers ministres anglais à reconnaitre, ben on a bien fait tapisserie (à part Churchill, on était vachement fières)…

Sinon, pour illustrer mon propos, voici un quizz type :

Qui était le DJ phare de BBC4 il y a 10 ans ? Oh noooon, merde : la BBC ? Un DJ ? Y’a 10 ans ? C’est vache ça…

Comment s’appelle le troisième chien de la reine mère ? Oh noooooon, vas-y, pas la reine mère !!! Font chier avec leur famille royale…

Quel est le nom de la plus grande prison de Londres ? Une prison ! La vache, on visite pas les prisons, nous, c’est pas sur mon guide du routard… Tu connais des prisons londoniennes, toi ?

Sport :

Où s’est déroulée la dernière coupe du monde de… criquet ? Tain’, mais c’est pas vrai, le rugby, le foot, la danse créole, ok, mais pas le criquet !!!!

Quelle équipe de foot anglaise a un poisson sur son maillot ? Rhoooo, un poisson ? Bon, allez, soyons fous, une ville portuaire ? Southampton, Portsmouth, Bournemouth, Dover ? Mince, saloperie d’ile…

Donc voilà, on devine, on imagine, on brode… Et on perd. Lamentablement. Toutes les semaines. Sauf Dimanche, où on était derniers ex-æquo, et une fois on est arrivés avant derniers. Et toc !

  • Et surtout pourquoi est ce qu’on revient se faire humilier régulièrement ?

OK, à chaque fois c’est peine perdu, on l’a dans le baba, c’est un fait. Mais on ne se laisse pas abattre, parce que déjà, on est joueurs et puis parfois, entre les questions de merde, y’a des questions normales. Mais surtout je soupçonne le système de défense de notre cerveau humain d’effacer de nos mémoires l’horreur de la situation chaque semaine, et de nous fait repartir pour le quizz tout enjoués, jusqu'à la première question, où la triste réalité nous tombe sur les épaules brutalement : Mais pourquoi on est revenus ? On est des plots !

lundi 21 juin 2010

Franglish

L’avantage de vivre sur une ile anglophone pluvieuse c’est, évidement, de faire péter un niveau d’anglais honorable.

C’est vachement jouissif de constater l’amélioration de ton bilinguisme au quotidien, la diminution du taux de bafouillements quand tu discutes avec tes collègues, l’augmentation du rapport blague marrantes/bides honteux en VO, etc… Le bannissement des sous-titres dans les films/séries est aussi un grand moment. Bref, t’as un peu l’impression d’être le roi du monde, tu blablates à coups de « you know », « I mean » et de « lovely ».

De temps en temps tu te fais remettre à ta place bien proprement, quand, après deux secondes de conversation avec un anglais, il te demande d’où tu viens en France, exactement. L’accent, c’est tenace…

Mais bon, en général, ça se passe bien la vie en pas-français, faut juste apprendre à switcher un peu. Au taf, Anglais, dans la rue, Anglais, à la maison, Français, etc…

Par contre, de temps en temps, ça coince, de deux façons différentes :

  • Faire son Jean-Claude :

Comme JCVD, il y a des mots anglais qui trainent dans tes phrases françaises, tu mélanges tout, c’est n’importe quoi. Certains mots, tu t’en rends pas compte, tu les utilises tout le temps en anglais, ils te paraissent naturels, alors ils sortent spontanément de ta bouche quand ils ne devraient pas.

Exemple : Au boulot, on fait des mesures = measurements en anglais, et bim, en Français, ça devient mesurements.

Sinon, tout simplement, y’a des mots qui sont mieux en Anglais, des expressions qui sont très imagées et que tu n’as pas en français, et ça devient super frustrant de t’exprimer.

Exemple : En anglais, quand tu es habillée comme une fille de joie, et que ta robe est tellement courte que tu exhibes joyeusement tes sous vêtements quand tu t’assoies (ou quand tu sors de la voiture, comme Britney), on dit « to flash ». Par exemple, dans une pièce, you flash the room. Cette expression est magique, parlante et efficace, et manque cruellement à notre belle langue, ce qui est bien compréhensible, je le concède : on en a moins besoin, nous les Françaises, en général, on évite de s’habiller en prostituées, c'est culturel.

  • Faire son étranger :

Parfois, tu te trompes tout simplement de langue, comme un gros manche. Genre Jeudi, à Paris, je suis aussi passée pour une grosse snobinarde puante à commencer des phrases en anglais tout le temps puis me rendre compte que je suis un plot et m’interrompre en bafouillant (en fait, je corrige, ça fait pas trop snobinard, plutôt simple d’esprit). C’est le reflexe des lieux publiques, ça passe très vite, c’est juste embarrassant.

Mais ça arrive aussi dans l’autre sens. C’est rare, ça m’est arrivé trois fois en un an (merci mon dieu), mais de temps en temps, tu travailles avec de la musique française dans les oreilles, tu es plongée dans ton truc, tu relèves la tête, ton collègue te parle, tu lui réponds, et là, c’est le drame, ça sort en français. Et franchement, plus demeuré, comme reflex, tu meurs. Mais ça en vaut presque la peine juste pour profiter de l’expression du collègue en question, qui te regarde avec de grands yeux exorbités comme si, soudainement, tu venais de danser la polka en tenue traditionnelle sur des braises chaudes, devant ses yeux.

Sinon, cette excellente page FB des bleus, qui nous font bien marrer en ce moment, ces gros guignols.

lundi 14 juin 2010

Parking


Les anglish ont une logique un peu particulière, c’est plus vraiment une surprise. Mais là où ils font assez fort, c’est au niveau du stationnement.

Dans la plupart des zones résidentielles c’est le bordel. A croire que les mecs, ils ont construit leurs jolies ptites maisons, leurs trottoirs, ils ont laissé la place pour deux voies dans les rues, nickel. Et puis après, ils se sont rendu compte que, zut, ah ben, mais où les gens vont-ils bien pouvoir mettre leurs voitures ?? Alors, au lieu d’utiliser leurs petits cerveaux ratatinés et de construire des parkings, ou agrandir les routes pour ajouter une rangée de places pour se garer, ils se sont dit que ben non, il suffit de tracer des ptites lignes pointillées blanches au milieu d’une des voies pour la transformer en parking… Partout.

le parking à l'anglaise

Ouiiiiiiii, donc c’est génial : à tous les coups, tu roules gentiment sur ta file, et hop, tout à coup, tu te retrouves derrières des bagnoles garées, avec 10 cm de largeur restant pour passer sur ta file ! A ce moment là, faut gérer à mort, c’est tout un art. Comme ce genre de saletés peut durer sur des centaines de mètres, tu voies pas toujours exactement le bout de ta file de voitures garées, donc tu peux pas vraiment t’engager le cœur léger. Il faut donc te tortiller sur ton siège en allongeant le cou (parfois même par la fenêtre) pour voir essayer de guetter les places libres, pour avancer par étapes, le plus vite possible. En effet, vaut mieux réussir à chopper une ptite niche au moment où te retrouveras nez à nez avec un 33 tonnes, il en va de ta survie. Donc en Angleterre, il faut être préparé à faire des ptits sauts de puces avec ta bagnole, de niche en niche, un peu comme quand tu joues à 1, 2 ,3 Soleil ! C’est vachement ludique.

Et les Roast beefs, comme ils ont l’habitude d’être emmerdés au quotidien, ils se vengent comme des gros rats dès qu’ils peuvent. Quand il va acheter ses clopes, son journal, ou prendre ses cuisses de poulets à emporter au fast food du coin, l’anglais s’arrête sur la route, sans clignotant, sans warning, et va faire ses minis emplettes, tranquillou. Il ne monte même pas sur le trottoir pour faire semblant de se garer, non non, il s’en tamponne les oreilles avec des babouches, c’est au milieu de la route ou rien, comme une quiche.

Une fois les endroits critiques repérés (après avoir poireauté derrière une voiture arrêtée sans vraiment comprendre ce qu’il se passait, le non clignotant est un manque d’indice douloureux la première fois), certains spots sont sportifs (le tabac du coin, le chinois d’à coté), il faut les passer souplement, en slalomant gracieusement entre les bagnoles de crétins, l’œil vif et le poignet souple. Bon, au moins on s’ennuie jamais…

jeudi 10 juin 2010

The Devil...


Je suis pas très « accro du shopping » comme nana. Quand je rentre dans une librairie, ça donne souvent des orgies, mais niveau fringues, je suis plutôt raisonnable. « Plutôt », parce qu’il y a deux marques auxquelles je suis incapable de résister, c’est Roxy et Kanabeach. Pas de bol, c’aurait pu être des marques un peu moins chères, mais non, j’ai des goûts de luxe (enfin, du luxe fun quoi).

J’ai pensé pendant un temps leur proposer d’être une ambassadrice, leur offrir l’immense honneur de promouvoir leurs marques au quotidien en portant leurs fringues avec ma grâce naturelle. Tout ça gratuitement, juste en échange des fringues qu’ils me céderaient en échange, parce que je suis extrêmement généreuse. Finalement, j’ai renoncé à infliger à mon ego un coup peut-être fatal, j’ai pas demandé…

Quand je travaillais en Suisse, c’était cool. J’étais riche, insouciante, je me nourrissais de foie gras au champagne, de caviar et de chocolat (pour le chocolat, c’est vrai). Et de temps en temps, je pouvais m’autoriser un ptit tour dans un des deux magasins susnommés (je vais pas non plus leur faire trop de pub non plus, des fois que ça fasse monter les prix) et faire chauffer ma Mastercard, sans avoir besoin de bouffer des pâtes au beurre pendant trois semaines. C’était la belle vie.

Maintenant que je suis en Angleterre, que la livre est au plus bas (enfin, vu l’état de l’Euro, ça va mieux) et que s’annoncent des temps incertains (chômage ? domicile ?), il faut économiser, histoire de pas être trop à poil en Septembre.

Pour économiser, je me donne des règles tres simples :

  • Interdiction de m’approcher à moins de 2 mètres d’un magasin des deux marques honnies.
  • Passage à la trappe des emails de Ventes privées, avant même de les ouvrir.

Puisque je suis incapable de résistera la tentation, j’élimine la tentation. C’est simple et efficace.


Donc j’efface consciencieusement les emails fourrés à la tentation. Je dis pas que j’avais pas vu passer un ptit R..y devant mes yeux en début de semaine, mais j’ai pas insisté, et je l’avais sagement refoulé bien bien loin au fond de mon ptit cerveau. Et j’y aurais pas repensé, si une infâme infâme amie n’était pas apparue dans sa ptite fenêtre gmail ce matin, comme un gentil champignon (amanite tue mouche), demandant innocemment « Pouz ! T’as vu la vente R..y sur vente privée ? Elle déchire ».

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.

Cette amie, c’est le diable.

Donc j’ai joliment craqué, je suis faible… Ma conscience a eu beau crier, trépigner de rage, faire des bonds horrifiés dans ma tête, hurler des obscénités en malgache, rien à faire, la partie « envies primaires » de mon cerveau lui a fait fermer sa grande bouche. Tant pis... Ou tant mieux, merci le diable, je vais bientôt recevoir des fringues d'enfer!

lundi 24 mai 2010

Stratégie pour survivre à l’été anglais


Il fait toujours beau ici, ça fait plusieurs jours, c’est un miracle, l’incrédulité se lit sur les visages des anglais blafards qui se liquéfient de chaleur sous mes yeux (brillants de bonheur, les yeux).


Comment aborder une vague de chaleur pareille (23 degrés) ?

C’est bien simple, on commence par ne pas refaire les erreurs du passé : cette fois, j’ai pas merdé comme l’année dernière, je ne me trimbale pas en jean en me disant «Youpy, c’est le début de l’été, je vais bientôt sortir les fringues d’été »! Nooon, je ne me ferai pas désanusser deux fois en deux ans par le climat anglais. No way !

Parce que, cette année, une grande partie de moi (celle qui, depuis aout dernier, se balance d’avant en arrière en murmurant « pas pluie, pas pluie ») sait que ce n’est pas le début et qu’en fait, l’été est en ce moment, après ce sera fini. Et cette partie de moi(*) tue mes espoirs à coups de hache, mais elle me permet d’affronter la réalité de façon pragmatique : Cet été (le vrai, en France), je débarquerai en vacances blanche comme un rail de coke, c’est un fait que j’encaisse avec sérénité. Donc je commence à tenter de limiter les dégâts maintenant (même si le bronzage acquis ce week end aura probablement disparu dans un mois, non entretenu).

Je sors en robe et sandales direct, faut pas perdre de temps : je me jette sur toutes les flaques de soleil qui filtrent entre les feuilles sous les arbres, je décapote ma voiture; avec le Chubchub, on se rue dans les parcs le week end, on ouvre les fenêtres en grand, bref, on profite. A mort. De toute façon, c’est maintenant ou jamais.

Voilà pour le plan de survie.

Autre avantage de ce temps merveilleux, après cet hiver où j’ai été la cible de moqueries incessantes sur ma frilosité de la part de mes cruels collègues, c’est la VENGEANCE au taf. Aujourd’hui, tout le monde se plaint de la chaleur, moi je me balade avec un gros sourire plein de dents et pas une once de pitié ! C’est jouissif, j’ai envie de me tailler les dents en pointe et j’assume complètement d’être un dragon sans cœur ! Gnarl gnark.



(*) L’autre partie de moi se berce de douces illusions en s’imaginant gambader joyeusement au soleil tout l’été, la peau dorée et l’air en bonne santé, c’est la partie de moi qui, si elle était livrée à elle-même, suivrait des inconnus qui proposent des bonbons, ou ferait joujou avec une lame de rasoir (c’est joli, ca brille). C’est la partie de moi qui a une espérance de vie de 12 ans, d’après Darwin.

vendredi 21 mai 2010

Pourquoi les anglais mangent mal:


Après la théorie sur les tenues des anglaises, alors que je me creusais la tête à gros coups de pioches pour trouver une théorie sur l’horreur de la bouffe en Angleterre, je suis tombée sur un vieux grimoire oublié, où j’ai découvert cette histoire.

Il était une fois, dans un lointain Royaume pluvieux appelé Hunny, une jolie princesse nommée Prynnssaiss. Elle plaisait beaucoup à tous les jeunes gens du pays, et les princes se succédaient à sa porte, espérant lui plaire (les pauvres paysans aussi, mais on leur refusait l’accès, à ces veules gens du peuple).


Un jour, le prince Anry, un jeune homme roux avec de jolies taches de rousseurs passa la chercher sur son beau cheval blanc, et l’emmena dans un grand voyage. Il lui fit découvrir des merveilles, des pays où la pluie s’arrête parfois, où ils goutèrent mille saveurs. Ils cueillirent des fruits sur les arbres, se roulèrent dans les vignes ensoleillées, se nourrirent de fromage frais et de bon vin… Bref, ils étaient heureux.


Après des mois de batifolage dans les prés, ils rentrèrent au Royaume Hunny, pour que la princesse présente son amoureux à son peuple, et que ces ptits cochons puissent se marier et cesser de prendre le risque de bruler en enfer à chaque partie de jambe en l’air pré maritale.


Mais le peuple, au lieu d’acclamer ce prince doux et cultivé, se mit à pousser des cris effarés, et à chanter ce petit refrain entêtant :

No, no, no, no Madame,

On ne veut pas d’Anry,

Car sous son air gentil,

Le fourbe n’a pas d’âme !

Et ils se soulevèrent, ils prirent d’assaut le château, violèrent Prynssaiss et pendirent Anry.

La princesse, folle de douleur, pleurant la mort de son prince roux, entra dans une colère folle. Elle décida de devenir sorcière. Pour en prendre l’apparence, elle transforma ses cheveux en paille grâce à des extensions, se mit des griffes au bout des doigts qu’elle appela faux ongles et se colora la peau en orange, pour faire peur aux enfants (grâce à l’abus d’autobronzant).


Ensuite, pour punir son peuple de traitres, elle décida qu’ils n’auraient jamais la possibilité de connaitre son bonheur, qu’ils devraient dorénavant se nourrir de Jelly, de chips au vinaigre et de porridge au petit déjeuner, puis des burgers bien gras et des tartines de Marmite en buvant de la vinasse immonde.

Depuis, les anglais doivent vivre au quotidien avec le poids des erreurs de leurs ancêtres, et en subissent tous les jours les conséquences.

Certains anglais affamés ont eu beau chercher, ils n’ont pas pu trouver un vin buvable sans devoir vendre leurs organes à la mafia arménienne.

Certains ont même essayé de vendre leur âme au diable pour une baguette fraiche et un camembert au lait cru, mais même le diable n’en a rien à foutre du bien être des anglais…

Alors voila les raisons du triste sort des anglais, qui, depuis, essayent de diminuer leurs souffrances : En effet, à force de se siffler des litres de thés tout le temps, ils se sont progressivement brulé l’intérieur de la bouche, se privant ainsi de toute notion de gout et s’épargnant de bien mauvais moments.

True story

mardi 18 mai 2010

R.I.P, mon petit


Jusqu'à Samedi, j’avais un piercing au tragus, la partie de l’oreille où tu appuies pour te boucher les oreilles (sauf si t’aimes te fourrer le doigt dedans). Donc ce week end fut la fin d’un long périple commencé après mes oraux de prépa, quand j’en ai plus rien eu à faire d’avoir l’air sérieuse. La partie perçage, bien que pas très agréable ne m’a pas trop posé de problèmes. Ensuite il faut faire son deuil des nuits à dormir sur les deux oreilles, puisque une des deux est déjà occupée. Peut être qu’après cicatrisation on peut de nouveau dormir des deux cotés, mais je sais pas, ça m’est jamais arrivé… Oui, parce que après environ un an de piercing rouge, douloureux à désinfecter non stop, j’ai tout simplement rejeté la bête. Je ne l’ai pas littéralement rejeté, vu que c’est du cartilage, mais pas de doute, c’était un rejet. C'est-à-dire que le jour de mon anniversaire je pouvais à peine parler sans que ca me vrille la mâchoire… Donc j’ai couru chez un perceur pour qu’il me l’enlève.

Ensuite, comme je suis pas la moitié d’une mule, j’ai remis ça sur l’autre tragus. Passé le moment horrible où il faut apprendre à dormir de l’autre coté, j’ai fait vachement attention… J’ai même fait des bains d’eau tiède salée, l’oreille plongée dans un verre d’eau, sous les moqueries des colocs (apparemment, ca marche aussi très bien avec du coton, mais on m’avait dit « bain » alors, j’ai baigné, chuis vachement appliquée, moi). Cette fois, pour faire chier, le rejet est arrivé la veille de Noel, ce qui est quand même vachement con, vu que j’ai du attendre une journée entière pour me le faire enlever, et c’est tres douloureux, ça enlève un peu de la magie de Noel… J’étais donc le lendemain de Noel à la porte du perceur, l’œil suppliant, en pleurnichant « s’il vous plait, sauvez-moi ».

Puis, comme je suis très maso, et que la mémoire est une petite chose trouée, j’en ai refait un, pleine d’espoir. C’était il y a deux ans. J’ai soigné mon ptit piercing comme une mère, j’ai évité de me prendre les cheveux dedans, j’ai repoussé les relous qui font la bise en tenant les joues (et les oreilles), je l’ai emmené en vacances au soleil, mais rien à faire, il a rechuté. Par contre, cette fois, je suis tombée sur un perceur moins débile que les autres qui m’a dit que j’étais certainement allergique, ce qui est un poil plus éclairant que le classique « Ben, faut nettoyer, quoi » des autres (et qu’est ce que tu crois que je fais tous les jours, des bains de boue ? connards).

Bref, c’est donc un adieu, mais sans regrets. Au moins, je suis contente de ne jamais avoir voulu de piercing à la langue, je serais probablement morte étouffée, et je serais pas là pour raconter ma vie trépidante…

lundi 17 mai 2010

Miracle!

Sur mon iphone (mon préccccccccieux), j’ai une super application : la météo. Ouais ouais, je sais, ça impressionne vachement.

Le truc, c’est que je peux définir les villes qui m’intéressent, et ensuite surveiller leur climat. Bon, l’intérêt du truc est un peu limité, à part pour un voyeur bizarroïde, un fétichiste du climat, ou un blagueur sous doué (« hey, je sais qu’il a plu chez vous aujourd’hui, ha ha ha ha ». Je sais, moi aussi ça m’échappe, c’est normal).

En vrai, c’est plutôt par curiosité, ou même un peu par nostalgie que je regarde ça. Il y a les villes où j’ai vécu, celles que j’aime bien, celles ou je vais souvent, etc…

Là où c’est vachement stupide de ma part, c’est que en théorie (et en pratique), je vis dans la ville où le climat est le plus pourri, de loin. Donc cette petite application innocente s’est révélée être un véritable instrument de torture toute l’année, vu qu’il a TOUJOURS fait plus beau, plus chaud et plus sec ailleurs !

Par exemple, un matin l’été dernier, alors que la pluie martelait mes fenêtres en plein mois d’Aout, que ma peau blafarde n’avait pas vu le soleil depuis 9 jours et que je n’avais toujours pas rangé au placard mon manteau d’hiver en peau d’ours blanc, je me suis rendue compte qu’il faisait 37 degrés à Toulouse. Là, un cri de rage bestial s’est formé dans ma gorge et j’ai été prise d’une envie furieuse d’aller écraser un pot de Marmite sur la tête d’un anglais (oui oui, de façon gratuite et arbitraire), puis de me jeter dans la tamise en hurlant des obscénités en Malgache.

C’est comme quand j’ai lu l’été dernier que les nageurs souffraient de la canicule pour les championnats du monde en Italie, alors que je combattais une rhinopharyngite… Les boules…

Mais, ..... ta ta ta ta ta….

Ce matin, dans une pulsion de masochisme intense, j’ai regardé la météo, les météos, et, pour la première fois depuis un an et quatre mois, il va faire plus beau (chaleur + soleil) à Mignon-Village-Sur-Tamise qu’à tous mes autres bleds, dont Toulouse !!! Ca va se fêter au champagne tout ça ! Par contre, je ne veux pas savoir si c’est vrai, je m’en fous, je veux juste y croire…

Yyyyyyyyyyyyyyyyeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeehhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

vendredi 7 mai 2010

El Vrac!


Hello!

Aujourd'hui, un peu de rien:

  • Après mes révélations sur la source du look de péripatéticienne des anglaises, je vais enquêter sur les explications de leur grande cuisine… Quand on goute la Marmite, la seule et unique raison d’ingurgiter une saleté pareille qui vient à l’esprit est la totale absence de papilles gustative, mais je ne désespère pas de trouver d’autres facteurs…

  • Le film The boat that rocked (Good Morning England en français, non-traduction de fumeurs d’opiums) est absolument dément! Comme la bande annonce m’avait pas trop fait rêver et que je suis un peu une infâme tète de mule, le Chubchub a du faire preuve de trésors de ruses et de persuasion pour me le faire voir ! L’argument choc a été « Y’a la moitié du casting de The IT Crowd dedans » ! Ben ok, qu’est ce qu’on attend ? Bilan : excellent film, BO super (évidement), acteurs d’enfer (vraiment, Philip Seymour Hoffman me fascine), bonne tranche de marrade !

  • J’ai continué mes projets tricotesques et puis le crochet, et ça donne une deuxième peluche, un ptit teckel, rapide à faire et qui me fait pas mal régresser en mode gaga… Prochaine étape, un châle (non infantilisant) !






Sur ce, bon week end !

vendredi 16 avril 2010

Hey Doc!

En ce moment, on rigole bien, en Angleterre. Pour partir (aller voir le soleil, par exemple), c’est soit l’Eurostar (un bras), soit l’avion (deux bras) soit le ferry (mais faut pas être presséééééééééé). Donc quand un volcan fait son show et crache des ptites cendres partout sur l’Europe, c’est vraiment le bordel, ici… Bon, en même temps, c’est toujours moins le bordel qu’en France, où y’a toujours une grève qui traine dans un coin.

Mais j’ai beau putiser comme une vache sur les Roast beefs, leur bouffe toute pourrite, leurs lavabos ridicules et leur climat polaire, y’a plein de trucs bien ici…

Par exemple, le médecin. C’est toujours un peu une blague, d’aller voir le médecin, parce qu’il n’examine pas ses patients, tout bêtement.

J’y suis allée deux fois. La première, c’était parce que ma boite, à l’embauche, voulait m’offrir une visite médicale. Alors qu’en France le médecin m’aurait limite prescrit un IRM, ici il m’a renvoyée avec un « Non mais ça va pas la tête, inconsciente dinde que vous êtes ! Vous êtes jeune, en pleine santé, pas besoin de ça, ça ferait juste perdre des sous à votre boite et à l’état. Allez vous en, stupide bouseuse ». Soit.

La dernière fois que j’y suis allée (la peur au ventre) pour une prescription de pilule, je suis restée assise sur ma chaise sans même enlever mon manteau, pas de check up, nada. Bon, au moins c’est rapide, et puis tu payes pas, et ça, c’est merveilleux. C’est pas que je veuille faire ma ratte, mais quand je vais chez le médecin en France, maintenant, je paye tout, sans remboursement, vu que j’ai plus vraiment de carte vitale. Par exemple, comme j’ai eu la super bonne idée de me payer une jolie otite le premier janvier à la Réunion, j’ai eu la joie de payer le médecin de ma poche, un jour férié, le cœur serré et l’œil humide, … Miam. Donc là, pas du tout, tu t’emmerde pas, tu sors même pas tes sous, c’est le pied.

Et ça devient de mieux en mieux : à la pharmacie, tu ne payes pas non plus ta pilule ! Comble du bonheur, j’y suis retournée hier pour demander comment ça se passe pour les renouvellements d’ordonnances, et là, oh miracle « pas de soucis, on s’en occupe, passez la semaine prochaine, vous pourrez prendre votre nouvelle prescription ». Mouahahaha.

Bon, ça veut aussi dire que tu peux passer des années sans aller chez le médecin, donc la détection du cancer du sein, les check-ups, la prévention, ils s’en battent les clavicules avec un plumeau à poussière! ‘Va pas s’emmerder, non plus.

Allez zou, les Sex Pistols pour fêter le week end !

vendredi 9 avril 2010

kai kai


Les anglais sont parfois un peu cons, on le savait. Mais là où ils gagnent la palme de la stupidité la plus crasse, c’est au niveau de leurs lavabos. Ces gros, gros, gros boulets ont pas encore inventé le mitigeur, ou même le mélangeur (l’un dose tout seul, et tu ajoutes toi-même le chaud et le froid dans l’autre, mais il mélange comme un grand quand même). C’est pas non plus comme si ces attardés de la plomberie pouvaient pas l’importer, le mitigeur, c’est pas comme si y’en avait pas partout ailleurs en Europe, non plus ! Ben non, sont pas foutu de faire ça, ces gros rustres.

J’admets que la situation est moins pire que de vivre dans une grotte et d’aller remplir un seau à la rivière, te pétant le dos à ramener les litres de flotte, titubant dans la boue en te faisant courser par un ours, mais faut pas charrier, c’est franchement galère.

Face à ces robinets, il faut d’abord choisir entre se geler les mains et se cramer la peau… La méthode, c’est de se jeter sur le robinet chaud, et de se presser comme un sprinter fou pour se laver les mains assez vite pour ne pas s’ébouillanter. La moindre petite lenteur et c’est la sanction : choque thermique, faut passer au froid. En hiver, c’est particulièrement désagréable de se rabattre sur de l’eau gelée ; Et comme c’est un peu tous les jours l’hiver, ici…

Evidement, pas la peine de décrire à quel point c’est agréable de se laver le visage ou de faire la vaisselle, ça se passe de commentaires.

Je suis mauvaise langue, les britishs ont un (et un seul) système qui se rapproche du mitigeur, mais un poil plus vicieux : Le robinet avec une seule commande pour le débit et la température. Classique ? Noooooooooooon ! Contrairement aux robinets français habituels, qui ont deux degrés de liberté (on monte/descend pour augmenter/diminuer le débit, on tourne à droite/gauche pour augmenter/diminuer la température), ils en ont un seul ! Donc quand tu tournes ta commande sur la droite, l’eau est chaude ET le débit augmente, et sinon, tu diminues la température ET le débit.

Si si, c’est véridique ! Pour prendre une douche, c’est épique, Tout est une question de compromis pour avoir un maximum de débit sans se faire frire. Le lavabo du boulot est comme ça aussi, et, pour remplir une bouteille d’eau bien fraiche, faut regarder l’eau couler avec une patience infinie…

Preuve en image, cette super photo où on voit rien :

Sont cons ces anglais, hein ?