jeudi 20 mai 2010

Pourquoi??


Jeudi dernier, je suis allée à une dédicace de John Connolly, auteur de polars irlandais merveilleux, qui t’emmène dans les grands espaces américains pour raconter des histoires de tueurs horribles, mais avec une telle poésie qu’on croirait entendre des contes. Bon, faut pas les lire aux ptits enfants non plus, ils risquent d’avoir de très légers problèmes pour faire dodo… Perso, quand je commence un de ses livres, j’ai pris soin de me faire une bonne cure de sommeil avant, puis de dire au revoir à mes douces nuits pour me préparer à une bonne semaine d’insomnies. C’est un sacrifice mineur qui en vaut la peine…

Bref, après une heure de one man show hilarant, on est passé aux signatures. Et là, ça a été le drame. Bien que mon anglais soit absolument parfait (parfois la BBC me demande des conseils de prononciation), dieu sait comment John Connolly a détecté dans mon « hello » une pointe d’accent français (mais je le soupçonne d’être extralucide, pour le coup), et il m’a fait ma dédicace… en français.

J’ai ravalé mon aaaaaaaaaaaaaaaaaaargh étouffé, me suis retenue de hurler Nooooooooooooooooo en m’arrachant les cheveux par poignées, et j’ai accepté ma dédicace avec le sourire, sans couinement de désespoir, crissement de dents ou larmiche de frustration … Quelle grandeur d’âme !

Parce que pour lui, c’est peut être cool et exotique de griffonner en Français, mais pour moi c’est un drame. Je me fais pas chier à me faire saucer par -12 degrés tous les jours ici, entourée de buveurs d’eau chaude, je fais pas une heure de trajet en roulant du mauvais coté de la route pour me déplacer à Sandhurst (village moche et minuscule où la bibliothèque, bien que toute toute toute petite reçoit de supers auteurs), pour avoir des dédicaces françaises sur mes bouquins en anglais !!!

Heureusement, comme tout anglophone qui se respecte, John Connolly galère à mort avec les genres, et a donc terminé son ptit mot par « bon chance ». Ouf, ça garde un ptit coté authentique!

mercredi 19 mai 2010

pffff

Ce matin, j'ai eu une réunion particulièrement ennuyeuse; je l’ai donc passée à essayer d’avaler ma langue (pour en finir).

J’ai échoué.

mardi 18 mai 2010

R.I.P, mon petit


Jusqu'à Samedi, j’avais un piercing au tragus, la partie de l’oreille où tu appuies pour te boucher les oreilles (sauf si t’aimes te fourrer le doigt dedans). Donc ce week end fut la fin d’un long périple commencé après mes oraux de prépa, quand j’en ai plus rien eu à faire d’avoir l’air sérieuse. La partie perçage, bien que pas très agréable ne m’a pas trop posé de problèmes. Ensuite il faut faire son deuil des nuits à dormir sur les deux oreilles, puisque une des deux est déjà occupée. Peut être qu’après cicatrisation on peut de nouveau dormir des deux cotés, mais je sais pas, ça m’est jamais arrivé… Oui, parce que après environ un an de piercing rouge, douloureux à désinfecter non stop, j’ai tout simplement rejeté la bête. Je ne l’ai pas littéralement rejeté, vu que c’est du cartilage, mais pas de doute, c’était un rejet. C'est-à-dire que le jour de mon anniversaire je pouvais à peine parler sans que ca me vrille la mâchoire… Donc j’ai couru chez un perceur pour qu’il me l’enlève.

Ensuite, comme je suis pas la moitié d’une mule, j’ai remis ça sur l’autre tragus. Passé le moment horrible où il faut apprendre à dormir de l’autre coté, j’ai fait vachement attention… J’ai même fait des bains d’eau tiède salée, l’oreille plongée dans un verre d’eau, sous les moqueries des colocs (apparemment, ca marche aussi très bien avec du coton, mais on m’avait dit « bain » alors, j’ai baigné, chuis vachement appliquée, moi). Cette fois, pour faire chier, le rejet est arrivé la veille de Noel, ce qui est quand même vachement con, vu que j’ai du attendre une journée entière pour me le faire enlever, et c’est tres douloureux, ça enlève un peu de la magie de Noel… J’étais donc le lendemain de Noel à la porte du perceur, l’œil suppliant, en pleurnichant « s’il vous plait, sauvez-moi ».

Puis, comme je suis très maso, et que la mémoire est une petite chose trouée, j’en ai refait un, pleine d’espoir. C’était il y a deux ans. J’ai soigné mon ptit piercing comme une mère, j’ai évité de me prendre les cheveux dedans, j’ai repoussé les relous qui font la bise en tenant les joues (et les oreilles), je l’ai emmené en vacances au soleil, mais rien à faire, il a rechuté. Par contre, cette fois, je suis tombée sur un perceur moins débile que les autres qui m’a dit que j’étais certainement allergique, ce qui est un poil plus éclairant que le classique « Ben, faut nettoyer, quoi » des autres (et qu’est ce que tu crois que je fais tous les jours, des bains de boue ? connards).

Bref, c’est donc un adieu, mais sans regrets. Au moins, je suis contente de ne jamais avoir voulu de piercing à la langue, je serais probablement morte étouffée, et je serais pas là pour raconter ma vie trépidante…

lundi 17 mai 2010

Miracle!

Sur mon iphone (mon préccccccccieux), j’ai une super application : la météo. Ouais ouais, je sais, ça impressionne vachement.

Le truc, c’est que je peux définir les villes qui m’intéressent, et ensuite surveiller leur climat. Bon, l’intérêt du truc est un peu limité, à part pour un voyeur bizarroïde, un fétichiste du climat, ou un blagueur sous doué (« hey, je sais qu’il a plu chez vous aujourd’hui, ha ha ha ha ». Je sais, moi aussi ça m’échappe, c’est normal).

En vrai, c’est plutôt par curiosité, ou même un peu par nostalgie que je regarde ça. Il y a les villes où j’ai vécu, celles que j’aime bien, celles ou je vais souvent, etc…

Là où c’est vachement stupide de ma part, c’est que en théorie (et en pratique), je vis dans la ville où le climat est le plus pourri, de loin. Donc cette petite application innocente s’est révélée être un véritable instrument de torture toute l’année, vu qu’il a TOUJOURS fait plus beau, plus chaud et plus sec ailleurs !

Par exemple, un matin l’été dernier, alors que la pluie martelait mes fenêtres en plein mois d’Aout, que ma peau blafarde n’avait pas vu le soleil depuis 9 jours et que je n’avais toujours pas rangé au placard mon manteau d’hiver en peau d’ours blanc, je me suis rendue compte qu’il faisait 37 degrés à Toulouse. Là, un cri de rage bestial s’est formé dans ma gorge et j’ai été prise d’une envie furieuse d’aller écraser un pot de Marmite sur la tête d’un anglais (oui oui, de façon gratuite et arbitraire), puis de me jeter dans la tamise en hurlant des obscénités en Malgache.

C’est comme quand j’ai lu l’été dernier que les nageurs souffraient de la canicule pour les championnats du monde en Italie, alors que je combattais une rhinopharyngite… Les boules…

Mais, ..... ta ta ta ta ta….

Ce matin, dans une pulsion de masochisme intense, j’ai regardé la météo, les météos, et, pour la première fois depuis un an et quatre mois, il va faire plus beau (chaleur + soleil) à Mignon-Village-Sur-Tamise qu’à tous mes autres bleds, dont Toulouse !!! Ca va se fêter au champagne tout ça ! Par contre, je ne veux pas savoir si c’est vrai, je m’en fous, je veux juste y croire…

Yyyyyyyyyyyyyyyyeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeehhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

vendredi 14 mai 2010

Mets ton ptit bonnet


Mini post, parce que ma semaine est un poil chargée (bizzi, comme on dit par ici), je serai re-là la semaine prochaine.

Pour commencer, un peu de grogne: si je choppe l’abruti de prof d’auto école qui fait conduire son élève débutant en heure de pointe sur la route Reading-Oxford, une route où il est absolument impossible de doubler, je lui casse un orteil. Non parce que une bagnole d’auto école qui zigzag à 30 à l’heure comme un caribou bourré, en pilant comme une brute à chaque carrefour (où elle est prioritaire), ça énerve un peu les 40 mecs dans leurs bagnoles, coincés derrière après une longue journée de taf et qui n’ont qu’une envie : aller mourir sur un canapé.

Voilà, c’était gratuit, mais ça fait du bien.



Par contre, plus sérieux, avis aux tricoteurs (et une certaine tricoteuse qui se reconnaitra, et aux non tricoteurs qui veulent tenter), les ptits Frères des Pauvres organisent l’opération mets ton bonnet (non non, pas fous ta cagoule), qui consiste à vendre en fin d’année des bouteilles de smoothies Innocent avec un ptit bonnet de laine sur la tête (le bouchon), et reverser 0.20€ aux ptits frères des pauvres. Pour ça, il leur faut des ptits bonnets en laine, et ça tombe bien, Mélusine lance le départ du tricotage de bonnets la semaine prochaine. Bref, c’est l’occasion de tricoter les restes de laines qui trainent, et de faire des ptits ouvrages rapides et faciles. Les instructions pour faire un ptit bonnet facilement (avec pompon) sont ici, et il y a le lien vers d’autres patrons simples sur le post de Mélusine. Vraiment, c’est pas dur et c’est rapide, c’est une bonne occasion de tester le tricot ou de se perfectionner, alors à vos aiguilles !

Bon week end !


Et comme j'ai pas peur des vannes pourries:


mercredi 12 mai 2010

Plane, again

Me voilà de retour, après un week end prolongé à l'insu de mon plein gré!

Ce que j’aime bien, avec Easyjet, c’est qu’ils sont toujours plein de surprises… Par exemple, alors qu’ils ont perdu plein de sous pendant lacrisedunuagedecendres, et qu’ils se pourrissent leur image (déjà pas franchement reluisante) en faisant péter des délais de remboursement proprement hallucinants (perso, j’ai été remboursée y’a deux semaines d’un voyage annulé à cause de la neige en Janvier), ils trouvent le moyen d’annuler des vols pour rien.

Parce que Dimanche, on est arrivés tout sereins à l’aéroport de Lyon, pas méfiants, l’œil vif et le pas alerte, rassurés par les dernières nouvelles du nuage de cendres qui s’étalait soigneusement là où ça ne nous gênait pas. On était donc assez jouasses.

Ben non, pas d’avions, car l’équipage et l’avion étaient bloqués ailleurs… C’est sur que personne était au courant depuis des jours que le nuage se ramenait au Portugal… Explication sur les stratégies des compagnies low costs sur Le Monde, "Quand un avion est bloqué dans un aéroport fermé, il ne peut pas revenir dans son aéroport d'origine pour assurer les autres vols, a expliqué une porte-parole de Ryanair, donc plutôt que d'avoir un avion bloqué, des compagnies préfèrent avoir leurs avions de retour à leur base naturelle". Je suis un poil perplexe, mais soit….

Si je putise un peu, c’est parce que j’ai une légère dent contre Easyjet en ce moment, car ils s’obstinent à essayer de m’assassiner, soit en essayant de m’assoiffer jusque mort s’ensuive en facturant leurs micro bouteilles d’eau 2 euros 50 soit en m’empoisonnant avec leur horrible pseudo café Starbucks.

N’empêche que j’étais vachement contente de pouvoir prolonger mon super week end à Lyon, manger du fromage et glandouiller au soleil!

Et un peu de nimp: on est plus le 4 mais vive Yoda, et un peu de fantasme!

vendredi 7 mai 2010

El Vrac!


Hello!

Aujourd'hui, un peu de rien:

  • Après mes révélations sur la source du look de péripatéticienne des anglaises, je vais enquêter sur les explications de leur grande cuisine… Quand on goute la Marmite, la seule et unique raison d’ingurgiter une saleté pareille qui vient à l’esprit est la totale absence de papilles gustative, mais je ne désespère pas de trouver d’autres facteurs…

  • Le film The boat that rocked (Good Morning England en français, non-traduction de fumeurs d’opiums) est absolument dément! Comme la bande annonce m’avait pas trop fait rêver et que je suis un peu une infâme tète de mule, le Chubchub a du faire preuve de trésors de ruses et de persuasion pour me le faire voir ! L’argument choc a été « Y’a la moitié du casting de The IT Crowd dedans » ! Ben ok, qu’est ce qu’on attend ? Bilan : excellent film, BO super (évidement), acteurs d’enfer (vraiment, Philip Seymour Hoffman me fascine), bonne tranche de marrade !

  • J’ai continué mes projets tricotesques et puis le crochet, et ça donne une deuxième peluche, un ptit teckel, rapide à faire et qui me fait pas mal régresser en mode gaga… Prochaine étape, un châle (non infantilisant) !






Sur ce, bon week end !